Étude du bien-être psychologique des travailleurs humanitaires

Actuellement, on estime que plus de 132 millions de personnes sont affectées par des crises politiques, des désastres naturels, des conflits armés, des famines et des épidémies, et sont en besoin urgent d’assistance humanitaire. Dans ce contexte, les travailleurs humanitaires tentent de sauver des vies, de répondre aux besoins fondamentaux et de restaurer la dignité de ces personnes. Les travailleurs humanitaires sont ainsi exposés à de nombreux facteurs de risque pour leur sécurité, leur santé physique et psychologique : un nombre inquiétant rapportent de la détresse psychologique. Toutefois, la majorité des travailleurs maintiennent une grande satisfaction face à leur emploi et rapportent une croissance personnelle liée à leur emploi. Ce projet a donc pour objectif de mieux comprendre les facteurs qui influencent positivement et négativement le bien-être psychologique des travailleurs humanitaires. Les résultats de ce projet serviront au développement de ressources de soutien pour les travailleurs humanitaires ainsi que pour leurs proches.
Currently, it is estimated that more than 132 million people are affected by political crises, natural disasters, armed conflicts, famines and epidemics, and are in urgent need of humanitarian assistance. In this context, humanitarian aid workers try to save lives, meet basic needs and restore the dignity of those affected by these crises. Therefore, humanitarian aid workers are exposed to many risks to their safety, physical and psychological well-being: a worrisome proportion report psychological distress. However, the majority remain very satisfied with their job and experience personal growth related to their aid work. This project aims to better understand the factors that positively and negatively influence the psychological well-being of humanitarian aid workers. The results of this project will be used to develop support resources for aid workers and their loved ones.
Ce projet est terminé et nos résultats sont en cours de publication (voir onglet Nos Publications).
Étude des stratégies d’adaptation face à la perte d’un être cher

Le décès d’un être cher est considéré comme une expérience possiblement dévastatrice pour la santé et le bien-être, surtout lorsque la personne décédée s’agit de son enfant, son petit-enfant ou son frère-soeur. En cas de perte par homicide, les endeuillés ne sont pas seulement confrontées au décès, mais également aux circonstances traumatisantes qui l’entourent. Pour se remettre du décès, ces individus doivent se réconcilier avec une situation qui ne peut être changée et doivent trouver un moyen de poursuivre leur propre vie. Pourtant, on en connait peu sur la façon dont les endeuillés se remettent réellement de tels évènements et sur les comportements pouvant promouvoir (ou entraver) une réadaptation saine. Ce projet vise donc à mieux comprendre la manière dont les endeuillés gèrent leur détresse, ainsi que le lien entre les stratégies d’adaptation et la détresse poste-perte. Nous voulons également savoir si le fait de mieux gérer ses émotions aide au rétablissement, et si cela est influencé par la perception de la capacité de s’adapter et de passer à autre chose après la perte.
Ce projet est terminé et nos résultats sont en cours de publication (voir onglet Nos Publications).
Étude de la détresse chez les endeuillés par homicide et de l’influence des expériences avec le système de justice sur le bien-être

Perdre un être cher par homicide est assurément une expérience extrêmement perturbante qui amène de nombreuses difficultés dans la vie des proches. En effet, les personnes endeuillées doivent faire face à une enquête policière, au système de justice pénale, à l’attention des médias et à la recherche de l’auteur du crime.Pourtant, aucun projet québécois ne s’est encore intéressé aux expériences des proches dans le contexte du système judiciaire suite à une telle perte. Ce projet vise donc à examiner l’impact de l’implication des endeuillés dans le système de justice et de leur satisfaction en lien avec ces expériences. On cherche à comprendre pourquoi certains de ces endeuillés semblent beaucoup plus souffrants que ne le sont d’autres endeuillés qui ont pourtant vécu une perte semblable.
Ce projet est terminé et nos résultats sont en cours de publication (voir onglet Nos Publications).
Étude de la détresse post-traumatique chez les hommes gais et hétérosexuels

Des efforts importants ont été consacrés afin de mieux comprendre et aider les victimes d’évènements traumatiques tels que le viol ou encore les agressions physiques, notamment auprès des femmes. Cependant, peu d’études permettent de rendre compte du vécu particulier des hommes gais et hétérosexuels ayant vécu de tels évènements. Notre équipe a le désir de pallier cette lacune en examinant par la recherche ce qui influence le développement de la détresse chez les victimes masculines gaies ou hétérosexuelles de traumas. Nous nous intéressons donc à comprendre ce qui permet de diminuer ou ce qui exacerbe les effets délétères encourus par le développement de la détresse psychologique post-traumatique chez ces populations. Nos études portent actuellement sur le réseau de soutien des victimes ainsi que leur perception des évènements traumatiques vécus. La portée sociale du projet réside dans l’élaboration de meilleures interventions face aux besoins des hommes victimes de traumas.
Ce projet est terminé et nos résultats sont en cours de publication (voir onglet Nos Publications).
Efficacité des chiens de soutien lors de la dénonciation des abus sexuels par les enfants

Malgré l’avancée importante des connaissances dans le domaine de l’audition et le développement de protocoles d’enquête, un nombre important d’enfants ne révèlent pas les abus dont ils sont victimes ou produisent des récits limités. Devant ce constat, la recherche d’outils pour aider cette population a fait l’objet de différentes études soulignant aussi le risque potentiel d’influer sur le processus de l’audition. Récemment, la présence de chiens de soutien dans le cadre des entrevues d’enquête a fait son apparition au Québec. Le rôle de l’animal serait d’offrir réconfort, soutien et sécurité aux victimes ou aux témoins d’actes criminels durant toutes les étapes du processus judiciaire. Les effets liés à l’utilisation de chiens lors de procédures judiciaires sont encore assez méconnus et, jusqu’à présent, les bienfaits soulignés sont davantage de nature anecdotique. Ce projet de recherche vise à évaluer les impacts de cette nouvelle forme d’aide afin de s’assurer que la présence d’un chien de soutien produit l’effet d’apaisement et de soutien désiré chez l’enfant, facilitant ainsi la révélation d’une agression sexuelle ou physique, sans nuire à la qualité de l’entrevue.
Ce projet est terminé et nos résultats sont en cours de publication (voir onglet Nos Publications).

Efficacité d’un programme de remédiation cognitive sur la qualité de vie de personnes souffrant de détresse post-traumatique
La détresse post-traumatique touche une proportion significative de la population, entraînant des symptômes débilitants comme les reviviscences, l’évitement, et une hypervigilance accrue. Ces symptômes sont souvent associés à des problèmes neurocognitifs, tels que des troubles de l’attention, de la mémoire et des fonctions exécutives, qui peuvent affecter considérablement la qualité de vie des personnes touchées. Face à ce constat, ce projet de recherche vise à développer et évaluer l’efficacité d’un programme de remédiation cognitive à distance, conçu pour améliorer non seulement les fonctions neurocognitives, mais aussi la qualité de vie globale des participants. En plus de ces objectifs principaux, le projet examine l’influence de déterminants psychosociaux, tels que le sentiment d’auto-efficacité et le soutien social, sur la réponse des participants à ce programme. En ciblant la remédiation des problèmes neurocognitifs, notre démarche vise à améliorer la qualité de vie des individus souffrant de détresse post-traumatique. Cette fusion harmonieuse de la neuropsychologie avec la psychologie du trauma signale l’adoption d’une approche interdisciplinaire, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives dans la prise en charge des traumatismes.
Pour plus d’information sur cette recherche, veuillez contacter Alexandra Therond par courriel : therond.alexandra@courrier.uqam.ca
Comprendre l’intersection entre la psychose et les expériences traumatiques
La présente recherche vise à examiner la problématique de la psychose et son intersection avec le trouble de stress post-traumatique (TSPT), une comorbidité fréquente, mais insuffisamment explorée. Près de 98% des personnes souffrant de psychose rapportent avoir vécu un traumatisme, ce qui complexifie considérablement le tableau clinique et les trajectoires de la maladie. Afin d’optimiser les trajectoires à long-terme chez cette population, nous cherchons à mieux comprendre les obstacles au rétablissement et à identifier les facteurs protecteurs spécifiques à cette population. Nos études visent notamment à évaluer l’impact des expériences traumatiques sur le cours de la psychose et à déterminer les facteurs pouvant favoriser le rétablissement, tel que le soutien social.
Pour plus d’information sur cette recherche, veuillez contacter Vanessa McGrory par courriel : mcgrory.vanessa@courrier.uqam.ca
